• Mathieu cloue une des pièces de la clôture acoustique

    Séance de clouage

  • Préparation des pièces pour la découpe

     Découpe des pièces de bois

  • Un module de notre cloison anti-bruit en bois massif est installé

    Mise en place des éléments du mur acoustique

Mes débuts

J’ai découvert les métiers du bâtiment à l’âge de 30 ans. J’en ai aujourd’hui 39.

A cette époque j’étais fasciné par les structures en bois et c’est pour cette raison que j’ai commencé un apprentissage de charpentier couvreur pendant lequel j’ai abordé les charpentes traditionnelles, les maisons ossature bois et les structures internes comme les planchers les cloisons etc.
Depuis j’ai évolué dans ces métiers en apprenant la maçonnerie, plusieurs types de couvertures, les isolants thermiques, les enduits à base de chaux ou de terre.
C’est au cours de ces diverses expériences et manipulations que j’ai découvert le plancher acoustique selon le procédé que j’ai utilisé pour la construction de ma clôture acoustique.
J’avais autant que possible privilégié les matériaux dits écologiques pour répondre aux multiples problématiques du bâtiment. J’ai toujours bâti à la chaux par exemple. J’ai également préféré les bétons de chanvre pour l’isolation thermique aux complexes traditionnels de type placoplâtre / frein-vapeur / laine de roche.

Le domaine acoustique

J’ai été logiquement attiré par le procédé en bois massif qui est d’une simplicité enfantine et qui permet d’éviter tous les matériaux manufacturés que l’on retrouve dans les caissons acoustiques. Je voulais les éviter parce qu’ils nécessitent une énergie grise considérable et sont souvent suremballés.

Par ailleurs j’ai depuis longtemps remarqué les nuisances occasionnées par les routes et pas seulement les nationales ou les autoroutes. Je parle des routes anciennes, au bord desquelles de très vielles bâtisses sont construites et qui ont été peu à peu très empruntées. Il peut s’agir d’axes secondaires entre bourgs d’importance moyenne ou de voies devenues des moyens de contournement, rocades naturelles d’abord peu connues puis de plus en plus.

J’avais remarqué comme les jardins de ces habitations de bord de route sont désertés alors que l’on sait à quel point nous avons envie, dès la belle saison revenue, de sortir et vivre au grand air.

Pour trouver un remède à cette pollution sonore il m’a suffit de détourner ce que j’avais déjà mis en œuvre et de le transposer pour les besoins de ces jardins déserts.

La cloison acoustique

J’avais deux contraintes à résoudre : celle de la fixation au sol pour verticaliser la paroi habituellement horizontale et celle de la durabilité d’une structure exposée aux intempéries.

Pour la première j’ai utilisé un système qu’on voit souvent sur le mobilier urbain en bois. De grosses platines de métal en forme de T intégrées aux pièces de bois, ce qui les rend assez discrètes.

Pour la résistance dans le temps j’ai cherché l’essence de bois la mieux adaptée en termes de densité et d’imputrescibilité. Le douglas s’est trouvé être le mieux répondant à ces critères. Restant un bois dur et assez lourd il est plus résistant aux conditions extérieures puisqu’il est classé entre 2 et 3 naturellement. J’ai ajouté une couvertine galvanisée qui protège la tête des bois et positionné chaque madrier dans le sens inverse de la pousse de l’arbre pour éviter que l’eau de pluie ne pénètre par les nœuds.

Il restait évidemment beaucoup d’autres choses à faire mais la cloison était née.